janvier 2

Nous sommes la nature

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A l’image de la nature

« A l’aube, l’Univers a des secrets à vous chuchoter … ne vous rendormez pas, écoutez … »

Rumi

Avez-vous déjà pris le temps de regarder une feuille de plante de plus près ? Voyez à quel point ses ramifications ressemblent à de petits vaisseaux, rappelant ceux d’un cœur d’être humain ou d’une vue aérienne des rivières de l’Amazonie. Et si vous retournez l’image d’un arbre, vous pourrez aisément visualiser la ressemblance avec la trachée, les bronches et les bronchioles du système respiratoire humain …

Ces exemples pour le moins frappants sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas différents de ce qui nous entoure. L’humain a eu tendance au fil des siècles à se voir ailleurs, dans une classe à part, en haut de l’échelle de l’évolution. Et pourtant … Comme le disait si bien Hubert Reeves :

« Nous ne sommes pas si différents de l’ensemble de

la création : étoiles, nuages, forêts, océans, animaux

(incluant l’être humain), plantes, abeilles et verre de terre,

Tout dans l’univers est composé des mêmes éléments.

Nous sommes tous faits de la même poussière d’étoiles … »

La santé globale décrites il y a des milliers d’années

J’aime l’ayurvéda, cette médecine que je me plais à appeler « sagesse ancestrale » et qui est considérée comme la branche médicale du yoga. Elle a pris racine en Inde il y a plusieurs milliers d’années et reçoit de plus en plus de reconnaissance dans le monde entier. Elle enseigne, entre autres, que l’univers est fait des cinq éléments suivants : Espace, Ait, Feu, Eau et Terre. Idem pour l’être humain. Ces éléments présents en chacun de nous à divers degrés dès notre conception, influencent notre corps physique et notre mental. De ce fait, l’ayurvéda reconnaît que chaque personne est unique, et qu’il est impossible de séparer la tête (le mental), le cœur (les émotions), le corps et l’esprit (l’âme). C’est le concept de santé globale (ou santé holistique) définie il y a déjà plusieurs millénaires.

En occident, nous avons tendance à analyser la santé en sections, à compartimenter le corps en organes individuels et en spécialités médicales, à éviter de parler des émotions et à oublier notre lien profond avec notre environnement. Pourtant, tout est interrelié : la qualité de nos pensées et l’effet qu’elles peuvent avoir sur notre corps (relâchement d’hormones de stress par exemple) ; le temps dont nous disposons (ou le manque de temps) pour nous ressourcer dans la nature ; les changements de saisons, la météo (et ses soubresauts) ; notre perception du monde et les informations véhiculées dans les médias ; les travaux routiers, les sons et les énergies qui nous entourent ; notre environnement professionnel ou familial et la qualité de nos relations … tout cela tisse la toile de notre réalité et contribue à notre équilibre intérieur (ou le compromet) et le nourrit (ou l’appauvrit).

L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les légumes et les plantes que nous consommons, les ingrédients que nous appliquons sur notre peau, tous ces éléments qui influencent notre santé devraient provenir de la nature. L’équation est simple : plus nous nous nourrissons de ce qui est vivant, authentique et naturel, plus nous faisons le plein d’énergie vitale. L’opposé est aussi vrai : plus nous nous entourons de matières synthétiques, d’aliments transformés, de produits et de fragrances chimiques, plus nous nous coupons de notre nature profonde.

Déconnectés de la nature

Dans nos sociétés industrialisées, hypermodernes et branchées sur le Wi-Fi, nous sommes souvent loin de la nature. Entourés de béton et de synthétique, nous nous dénaturons peu à peu. Voici d’ailleurs ce que mentionnait le rapport d’un groupe de travail réunissant plus de 1360 experts de 95 pays, mis sur pied à la demande de l’ex-secrétaire de l’ONU Kofi Annan pour évaluer l’ampleur et les conséquences des modifications que subissent les écosystèmes dont dépend la survie de l’humain.

« Au cours des 50 dernières années, l’Homme a généré des modifications au niveau des écosystèmes de manière plus rapide et plus extensive que sur aucune autre période comparable de l’histoire de l’humanité […]. Cela a eu pour conséquence une perte substantielle de la diversité biologique sur la Terre, dont une forte proportion de manière irréversible. »

Malgré cela, nous continuons de construire des centres commerciaux sur nos terres agricoles et de bâtir des quartiers domiciliaires sur des milieux humides peuplés d’une biodiversité unique. Ce faisant, nous augmentons de façon significative notre dépendance aux commerces de consommation. Il est facile de croire que notre abondance alimentaire de trouve au supermarché, que la pureté de l’eau dépend de la productivité de l’usine de filtration de la municipalité, que le fait de vider des médicaments périmés dans les toilettes n’influence pas la teneur en produits chimiques de nos rivières ni, par la suite, celle de l’eau potable. Et pourtant …

C’est la nature qui assainit l’eau, crée de l’oxygène que nous respirons, décompose et composte nos déchets, recréant ainsi un humus riche pour l’agriculture et la production de nourriture. C’est la nature qui génère les énergies hydrauliques, solaires ou éoliennes. Si elle se déchaîne, subit de grands dérèglements, est polluée et corrompue, comment pouvons-nous penser que cela ne nous influencera pas ?

Comment donc avons-nous perdu notre connexion avec notre environnement ? Avec notre assiette ? Avec notre nature ?

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